William Simoncelli, DG de Carré Immobilier : « Nos perpectives 2016 sont plutôt optimistes ! ».

Retour sur l’actualité du secteur immobilier et de Carré Immobilier avec son Directeur Général William Simoncelli.

Finance News Hebdo : Quel bilan faites-vous pour l’année 2015 concernant l’immobilier d’entreprise (bureau, commercial et industriel) au Maroc ?

William Simoncelli : L’année 2015 a été une année non seulement en dents de scie mais elle a aussi été marqué un ralentissement des transactions concernant l’immobilier d’entreprise par rapport aux années précédentes. Le GIE Statimmo Maroc, (Groupement d’Intérêt Economique réunissant 4 sociétés leaders du conseil en immobilier d’entreprise ; Carré Immobilier, CBRE, Colliers et JLL), qui présente pour la troisième année consécutive les principaux indicateurs du marché de l’immobilier d’entreprise du Grand Casablanca, indique une baisse de 48% des transactions (locations et ventes) par rapport à 2014. De plus, il est intéressant de noter que les ¾ des transactions ont été effectuées au second semestre contre ¼ pour le premier semestre, contrairement à une année 2014 plus équilibrée. En ce qui concerne la physionomie des transactions, nous remarquons que les ventes sont représentées à hauteur de 15% (22% en 2014) contre 85% de locations (78% en 2014), ce qui confirment cette tendance lourde des sociétés, à savoir une orientation croissante vers la location et moins vers l’acquisition. Enfin, concernant l’analyse de l’attractivité des quartiers, nous constatons une amélioration de l’intérêt pour l’entrée de ville qui concentre 18% des transactions (7% en 2014) et un léger désamour du centre-ville historique avec 3% des transactions (13% en 2014). Toutefois, il ne faut pas en tirer de conclusions hâtives, car même si cela est essentiellement dû à l’arrivée sur le marché d’une offre plus en adéquation avec le besoin des entreprises, le centre-ville historique conserve encore des forces et des atouts tels que la pluralité des services, la proximité des bassins d’emploi ou encore l’accès aisé transports en commun qui en font un quartier potentiellement attractif. En tout état de cause, Carré Immobilier peut déjà annoncé qu’en ce début d’année, certaines sociétés s’intéressent au centre-ville historique et que par conséquent la tendance pourrait bien s’améliorer à la faveur de ce quartier.

Le Maroc se positionne aujourd’hui comme hub régional dans plusieurs secteurs (finance, logistique…). L’offre marocaine est-elle à la hauteur de ce statut ?

En tout état de causes, à l’instar de tous les autres pays, le Maroc possède de nombreux atouts et forces mais a aussi ses faiblesses. Ces dernières années ont été très riche en grands projets structurant tels que les ports de Tanger Med, les raccordements autoroutiers d’Agadir et Oujda, les gros investissements dans les diverses énergies et maintenant l’arrivée d’une ligne ferroviaire à grande vitesse et tout cela dans un contexte de crise mondiale relativement difficile. Comme vous l’avez si bien dit « Le Maroc se positionne aujourd’hui comme hub régional dans plusieurs secteurs » avec une offre qui aujourd’hui n’est peut-être pas encore parfaite mais qui s’améliore et s’organise. J’en prends pour preuve la loi sur les OPCI, actuellement en fin de parcours d’élaboration, qui non seulement va répondre au besoin local des investisseurs en immobiliers mais qui suscite déjà l’intérêt d’investisseurs internationaux.

Quelles sont vos perspectives pour 2016 ? (le secteur et votre activité)

Ce que je peux vous dire après un bon mois en 2016, c’est que l’activité est très dynamique et les besoins sont concrets que ce soit du côté des investisseurs/propriétaires que des utilisateurs. Clairement, nos perspectives pour 2016 sont plutôt optimistes bien que les indicateurs que nous avons ne sont pas tous très encourageants. Nous sentons un vrai dynamisme dans notre marché mais avec des prises de décision longue qui sont le témoin évident d’un manque de visibilité dans une économie difficile. Cela ne nous empêche pas d’être sollicité et d’étudier de nouveaux dossiers souvent très ambitieux. C’est d’ailleurs le cas sur trois dossiers sur lesquels nous collaborons en ce moment, à savoir deux concernant les bureaux et un sur le sujet Retail.

 

Concernant l’activité Retail, quels sont les centres commerciaux pour lesquels vous êtes mandatés ?

Comme je vous l’ai dit, nous travaillons pour le moment sur divers dossiers qui sont encore confidentiel mais dont je me ferais fort de vous annoncer le lancement en temps et en heure. Pour, ce qui est de notre activité Retail et centres commerciaux, Carré Immobilier a renforcé cette année son département Retail, avec l’arrivée de Charles-Alexandre Nivaux, (expert en immobilier de commerces) qui a pris les rênes de ce département avec comme principaux atouts, une grande expérience des franchises et des centres commerciaux en Europe et au Maroc et une connaissance accrue des acteurs du marché national.

Quels sont les projets à venir ?

Nous avons en cours de discussions la commercialisation de deux immeubles de bureaux de grandes qualités à la fois techniques mais aussi en termes de prestations et d’équipements. Ils sont deux développés par des professionnels de l’immobilier connus et reconnus sur le Maroc pour leur sérieux et leur rigueur. L’un est en périphérie de ville de Casablanca et il va proposer des loyers très attractifs pour des qualités de bureaux aux niveaux des standards internationaux. L’autre se situe dans un des quartiers d’affaires prisés de Rabat et développera une superficie de 5000m² de bureaux de grande qualité avec de nombreuses places de parking, ce qui est un atout fort. Enfin, nous sommes en pleine livraison de la seconde tranche des villas de plain-pied de la résidence Casadiaa. En effet, après le succès des 60 villas de la première tranche, nous avions lancé la seconde tranche au 1er semestre 2014. A ce jour, nous avons vendues 80% des villas de la Résidence.

Comptez-vous développer d’autres activités au sein de Carré Immobilier ?

En effet, Carré Immobilier a pour ambition de développer d’autres lignes métiers pour enrichir son offre de services. Notre volonté est motivée par une demande insistante de nos clients qui souhaitent nous faire confiance sur de nouvelles missions, sans toutefois oublier que nous avons surtout comme priorité de remplir les missions qui nous ont été confiées et de renforcer nos lignes métiers qui se développent.

Source : Finance News Hebdo